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Du Marin à Saint-Pierre… ou de l’art en bord de mer à la Martinique

De quelques fresques murales, historiques et culturelles, au Marin

Douce peut-être, marine certainement, cette petite cité côtière qui évoque le grand large – avec sa clinquante marina notamment – opère un détour temporaire par l’art urbain ou plutôt municipal. Ainsi, dans le cadre de la Biennale d’art contemporain, la ville du Marin rhabille joliment ses murs et rappelle par la même occasion la présence africaine au sein du passé comme du présent de la Martinique. Une belle escapade juste à deux pas du marché couvert et très touristique…

Une exposition à l’entrée de la ville martyr de Saint-Pierre

La ville de Saint-Pierre fut jadis le fleuron colonial de la présence française à la Martinique, un rêve qui s’est enlisé avec la tragédie d’une Belle Epoque qui ne le fut pas tant que cela, suite plus précisément à l’éruption le 8 mai 1902 de la Montagne Pelée. La ville reste jusqu’à nos jours marquée par cet événement dramatique.

En bordure de la route, à la sortie de la ville, l’artiste François Piquet érige des sortes de statues arboricoles vivantes, emplies d’une mémoire douloureuse, il précise ainsi mettre en scène le concept de créolisation par le biais de l’art. Bref, une halte bienfaisante propice à de la poésie sur fond de mer et à un peu de bonne réflexion historique!

FM

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« Carte postale » de Schoelcher à la Martinique

La ville de Schœlcher, à la Martinique, est non seulement la cité de celui qui a, plus officiellement qu’officieusement, définitivement aboli l’esclavage en France et dans son empire, c’était un certain 27 avril 1848.

Le patronyme de Victor Schœlcher est certes alsacien mais lui ne l’est pas. C’est son père, Marc Schœlcher, fabricant de porcelaine, qui était né dans le Haut-Rhin à Fessenheim. Le village paisible, à cette Belle Epoque là, n’hébergeait pas encore de centrale nucléaire.

Si la Martinique est loin de l’Alsace, la bonne ville antillaise de Schœlcher possède bien une rue « Fessenheim » en hommage au paternel du père de l’abolition de l’esclavage.

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On voit que sous les tropiques et dans cette ville de Schœlcher, la sécurité n’est pas une affaire de Mickey et de Donald. Ils semblent trôner sur la mairie pour veiller au bon grain du confort des citoyens : mais avec Donald comme porte-parole de la sûreté et une rue Fessenheim à deux pas, il n’est pas évident que la sécurité du site soit assurée à long terme !

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Pour l’heure la statue de Victor Schœlcher reste bien debout. L’oeuvre contemporaine et officielle voisine joliment avec une fresque moins officielle comme pour montrer qu’on n’est jamais à l’abri de la colère d’un peuple insoumis comme de celle de la nature délirante ou de la technologie non maîtrisée…

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F.M.