Archives du mot-clé rencontre

Les Inuit m’ont changé, pas instruit, mais transformé. | Jean Malaurie : entretien pour La croisée des routes

“Tout le monde ressent que nous sommes dans une impasse. Les Inuit, comme d’autres peuples « racines », le sentent et veulent apporter leur pierre pour contribuer à une prise de conscience collective.” (Jean Malaurie, extrait de l’entretien)

Anthropogéographe et écrivain, fondateur et directeur de la prestigieuse collection « Terre Humaine », interprète et défendeur des peuples arctiques depuis plus de six décennies, Jean Malaurie est venu à Strasbourg à l’invitation du festival “Culture de Paix” les 23 et 24 mai 2013, pour recevoir la Médaille de la ville de Strasbourg et lancer un appel depuis la tribune du Conseil de l’Europe. La cité rhénane et néanmoins capitale européenne a tenu à honorer le parcours exemplaire de celui que Michel Le Bris a qualifié, dans son Dictionnaire amoureux des explorateurs, comme étant « le dernier des géants ».

Lire l’entretien intégral avec Jean Malaurie pour “La croisée des routes” réalisé par Aude Créquy et Franck Michel le 24 mai 2013 ici

“L’éboulement, c’est les pierres qui tombent les unes sur les autres en désordre. J’ai voulu m’affronter à ce problème : le désordre. C’est là que je découvre l’ordre, c’est-à-dire que la nature ne supporte pas le désordre, elle veut l’ordre. J’ai ainsi mis en valeur un écosystème qui s’appelle l’éboulis. Je suis un très grand spécialiste de l’éboulologie. C’est moi qui l’ai créé ce domaine. Je suis un éboulologue !” (Jean Malaurie, extrait de l’entretien)

Remise de la Médaille d’honneur de la Ville de Strasbourg à Jean Malaurie par Roland Ries, maire.

Remise de la Médaille d’honneur de la Ville de Strasbourg à Jean Malaurie par Roland Ries, maire.

“Les Inuit nous prennent pour des cinglés et pour des êtres en train de détruire la nature. Eux composent avec elle.” (Jean Malaurie, extrait de l’entretien)

“Je me suis posé la question  « à quoi sert l’intelligence ? ». Si l’intelligence n’est pas au service d’une action, n’essayez pas de la mettre dans des écrits. Les écrits ont un rôle, une fonction. On n’écrit pas n’importe quoi, ou dans ce cas, il vaut mieux faire autre chose ! Personne n’est condamné à écrire des livres.” (Jean Malaurie, extrait de l’entretien)

Publicités

Georges Bogey, le promeneur des Aravis

« Je marche pour écrire. Mes mots ce sont mes pas. 

– Vous écrivez dehors, comme ça, en marchant ? 

– Oui, si on veut … j’observe les choses, les gens, tout ce qui se passe. Après je mets tout ça sur papier. »

eorgesBogey-croiseedesroutes-promeneuraravis

Dans Le promeneur des Aravis Georges Bogey dit le cheval, la fourmi, l’orage, le tas de haricots à équeuter, les lieux, les chemins, la montagne, le torrent, les saisons, l’enfance, les gens. Car, lorsque les choses existent sans être dites, c’est que l’humanité et la poésie sont absentes.

Emboitons son pas, et partons en « promenade » avec lui, entre poésie et philosophie, humour et gravité, mémoire et présent. Et si ces « récits vagabonds », succession de faits, d’impressions, de sensations, de souvenirs, se déroulent dans le massif des Aravis, c’est parce que l’auteur y vit et le parcourt chaque jour. Mais, comme il le fait en lisant d’autres «promeneurs » (Bashô, Walser … ), le lecteur pourra aisément, à la lecture de ces textes, voyager en d’autres lieux.

Georges Bogey vit en Haute-Savoie. Il est l’auteur d’une douzaine de livres dans des genres variés : théâtre, contes illustrés pour enfants, recueils de haikus, témoignage sur le Cambodge. Son écriture se nourrit de ses lectures, du réel observé et de ses rencontres

Nous vous convions cordialement à participer au premier rendez-vous à La croisée des routes, mardi 7 mai à 17h au café Les savons d’Hélène à Strasbourg (entrée libre).

Georges Bogey sera accompagné par Lionel Bedin, éditeur et auteur de Un livre dans le sac à dos et co-auteur de Sur la route bleue avec Sylvain Tesson.

Avec sa maison d’édition Livres du monde Lionel Bedin construit patiemment une bibliothèque idéale de voyage. La littérature de voyage a pour ambition de décrire le monde, ses lieux, ses habitants, ses moeurs, ses cultures, mais aussi de parler de l’intime, de l’auteur, de soi. Tous les voyages sont différents.